La FDJ pourrait rafler le marché de l’iGaming en France

La FDJ pourrait gagner le monopole des jeux d'argent en ligne en France.

Une rumeur fait trembler les opérateurs de casinos français. Selon le bruit qui court, la Française des Jeux (FDJ) pourrait recevoir le monopole des jeux d’argent en ligne. Jake Pollard, journaliste spécialisé sur les jeux de hasard, a lâché cette bombe dans sa newsletter Gaming&Co.

La FDJ : élément incontournable ?

La question des casinos en ligne a été remise sur le tapis pendant les débats sur les Jonum (jeu à objet numérique monétisable). Plus précisément, c’est l’AFJEL (Association Française de Jeu en Ligne) qui a abordé le sujet. Avec les Casinos de France (CdF), cette autorité a émis plusieurs propositions pour réguler les jeux d’argent online en France.

L’AFJEL souhaite que tous ceux qui y aspirent puissent lancer un casino en ligne. La CdF opte pour une démarche plus prudente. Pour ce lobby, seuls les casinos terrestres dûment agréés pourront s’étendre en ligne et ce pour une période de 3 ans.

Entre-temps, la FDJ aurait eu le temps de peaufiner sa stratégie et d’étudier les suggestions de l’AFJEL et de la CdF. Selon les sources de Pollard, l’opérateur l’aurait déjà soumise au gouvernement. De plus, la FDJ fait valoir la ressemblance entre ses jeux instantanés et les machines à sous. Ainsi, de son point de vue, elle reste la mieux placée pour réguler le secteur des casinos en ligne en France.

Comment faire passer la pilule ?

Une telle décision entraînerait forcément la grogne des opérateurs de jeux de l’Hexagone. Impossible que les casinotiers acceptent sans broncher de se délester d’un marché aussi fructueux.

Il y a même des risques que la Cour de Justice Européenne se saisisse de l’affaire. Néanmoins, une telle procédure pourrait être favorable à la FDJ en tant qu’opérateur historique.

Ainsi, on se demande comment les autorités comptent annoncer un projet aussi controversé. Pollard envisage une période d’essai de quelques années, le temps d’habituer tous les intervenants à l’idée.

Les autorités françaises pourraient être séduites par l’idée de la FDJ, notamment pour des raisons pécuniaires. L’État français possède 25% du capital du groupe. En d’autres termes, la FDJ rapporte un important pactole à la France.

Pour illustrer, les jeux d’argent ont rapporté 12,9 milliards d’euros en 2022. Ces chiffres augmenteront de manière exponentielle si les plateformes de jeux de hasard sont légalisées.

Une nouvelle à nuancer

Il faut souligner que ni la FDJ ni le gouvernement n’ont émis de commentaires par rapport à ces suppositions. Par conséquent, l’information est à prendre avec des pincettes.

Un point précis mérite un éclaircissement. En effet, Pollard affirme que le gouvernement néglige totalement la question des casinos en ligne. Or, rappelons qu’au milieu de 2023, une loi prévoyait de règlementer les jeux d’argent en ligne. Rappelons que le poker et les paris sportifs en ligne sont parfaitement légaux en France.

À l’initiative de Philippe Latombe, ce texte donnerait l’aval aux casinos terrestres de se lancer sur internet. Notons que seuls les exploitants de jeux d’argent déjà licenciés peuvent lancer leurs plateformes en ligne. Le parlementaire prévoit un moratoire de 5 ans pour peaufiner la mise en place et l’application de la loi. Cette proposition reste sur la table, même s’il n’y a pas encore eu d’avancée significative.

En conclusion, Jake Pollard est certainement un journaliste respecté, ayant des sources fiables. Malgré tout, il est préférable d’attendre les confirmations avant de prendre cette nouvelle pour argent comptant.