Royaume-Uni : l’UKGC userait de méthodes abusives contre l’addiction au jeu

En ce moment, le comité de régulation britannique, UKGC (United Kingdom Gambling Commission) est confronté à d’énormes critiques pour lutter contre l’addiction au jeu. Un groupe parlementaire a même effectué des enquêtes afin de démontrer les approches inappropriées de la commission. Les investigations de l’APPG Au Royaume-Uni, le All-Party Parliamentary Group (APPG) critique les pratiques […]

Les pratiques de l'UKGC pour réduire l'addiction au jeu sont fortement critiquées

En ce moment, le comité de régulation britannique, UKGC (United Kingdom Gambling Commission) est confronté à d’énormes critiques pour lutter contre l’addiction au jeu. Un groupe parlementaire a même effectué des enquêtes afin de démontrer les approches inappropriées de la commission.

Les investigations de l’APPG

Au Royaume-Uni, le All-Party Parliamentary Group (APPG) critique les pratiques de l’UKGC pour réduire l’addiction au jeu. Malgré son statut non officiel, ce groupe parlementaire a tout de même une certaine influence dans l’industrie du jeu britannique. Brièvement, l’APPG considère que les régulateurs locaux dépassent les bornes avec leurs réglementations. En particulier, l’association déplore les approches excessives pour la lutte contre la dépendance au jeu. En tant que membre de cette organisation, le député travailliste John Spellar et ses congénères partagent ce point de vue. D’ailleurs, ils soulignent qu’ils ne se dressent pas contre le jeu responsable. En revanche, ils sont opposés aux démarches inconséquentes en termes de jeu responsable.

À l’évidence, le comité de régulation a sans cesse renforcé son emprise sur les opérateurs de jeux de hasard ces derniers temps. Prenons le cas des paris à cote fixe, l’UKGC pourchasse sans relâche les bookmakers locaux proposant cette forme de mise. En outre, la commission tente de réduire radicalement le plafond de mise pour tous types de paris. Étant donné les circonstances, l’APPG a mené des enquêtes à l’égard du régulateur britannique en 2021.

Cependant, le groupe n’a jamais diffusé les rapports de l’investigation. Par chance, le journal d’information The Guardian a réussi à mettre la main sur ces documents. D’après les détectives, il y a un « besoin urgent » de procéder à la réforme de l’UKGC. Ils ont, entre autres, stipulé que le comité employait des méthodes trop sévères. Au train où vont les choses, les régulateurs risquent de compromettre l’industrie du jeu britannique.

Une sombre affaire

Pire encore, le rapport de l’APPG indique que l’UKGC ose intimider les exploitants du secteur des jeux d’argent. Dans ces conditions, la commission porte sérieusement atteinte à la santé mentale des acteurs de ce domaine.

Selon l’APPG, il est grand temps que les législateurs du Royaume-Uni prennent des mesures pour ramener le comité de régulation à l’ordre. Autrement, les joueurs locaux opteront progressivement pour les opérateurs étrangers ou même le marché noir. Néanmoins, le groupe parlementaire n’a pas suggéré de dispositions spéciales à établir. Il a tout simplement invité les autorités compétentes à reconsidérer la gestion de l’UKGC.

De son côté, The Guardian a révélé que les cas problématiques au Royaume-Uni s’élevaient à 0,7 % en 2020. La société Statista a quant à elle constaté une nette diminution de ce taux en 2021, soit près de 0,43 %. Compte tenu de ces données, certains individus estiment que le système actuel fonctionne. C’est pourquoi les membres de l’APPG sont à présent pointés du doigt pour leur parti pris. On soupçonne même qu’ils ont touché des milliers de livres sterling pour se prononcer de la sorte.

À cause de ce rapport sur l’UKGC, la tension est de plus en plus en plus palpable au sein de l’APPG. Conor McGinn, vice-président du groupe, a de surcroît quitté ses fonctions pour cette raison. Lors de son interview, il a par ailleurs confié qu’il n’est pas à l’origine de ce document, et qu’il l’a encore moins approuvé.