Pays-Bas : le régulateur ne veut plus du cashback

Pays-bas : les bonus de cashback interdits

Les joueurs néerlandais vont bientôt devoir faire sans cashback. Dans une lettre adressée à tous les opérateurs licenciés, le Kansspelautoriteit (KSA) réitère l’interdiction des bonus sous forme de cashback. Dans la foulée, le régulateur promet des mesures contraignantes aux firmes de jeu récalcitrantes.

Une incitation au jeu problématique

Le 29 novembre dernier, l’autorité de régulation des jeux néerlandaise, le Kansspelautoriteit, a exhorté les opérateurs de casino licenciés à cesser d’offrir des bonus de cashback.

Selon le KSA, le cashback « encourage un comportement de jeu immodéré ». En cela, le régulateur pointe du doigt la nature même de ce type de bonus, qui retourne une partie des pertes. En ce sens, il minimiserait la sensation de perte. Ainsi, ce mécanisme motiverait les joueurs à « prendre plus de risque », notamment en « jouant avec des mises élevées ou en jouant plus souvent ».

Aux Pays-Bas, les bonus et promotions casino, y compris le cashback, sont considérés comme une activité publicitaire. Ce qui fait qu’ils obéissent à des règles strictes. Ceux-ci stipulent, par exemple, qu’une offre de bonus doit être « prudente et équilibrée ».

Date butoir le 5 décembre

Les casinos en ligne ont eu jusqu’au 5 décembre pour cesser de proposer des bonus cashback. À croire les observateurs, cette intervention du KSA est une réponse à l’arrivée de quelques nouvelles plateformes licenciées qui comptent sur le cashback pour valoriser leur offre par rapport aux 24 autres casinos légaux du marché.

Pour l’heure, les casinos en ligne concernés n’ont montré aucune volonté de contrevenir à cette interdiction. Concernant les sanctions potentielles à l’encontre des sites rebelles, le KSA n’a fourni aucun détail supplémentaire.

Régulé en 2021, le marché des jeux d’argent néerlandais commence à peine à prendre ses marques. Ses plus récents exploits concernent effectivement les publicités. L’opérateur Toto en a récemment fait les frais en écopant d’une amende de 400 000€. Le délit ? Proposer des publicités à de jeunes adultes. Mais l’affaire la plus médiatisée du KSA reste son bras de fer avec Electronic Arts et ses loot box FIFA.

Retour sur le cashback

De plus en plus populaire sur les casinos en ligne, le cashback trouve ses origines dans l’e-commerce. Il consiste à rembourser un certain pourcentage d’un achat. Tournant autour de 0,5% à 5% du montant dépensé, il s’agit d’une stratégie de fidélisation impliquant la boutique et la marque concernée.

Évidemment, les casinos en ligne ont repris le principe. De plus en plus de plateformes proposent de retourner une part de son budget de jeu. Le plus souvent, le joueur profite d’un pourcentage sur ses pertes. Les chiffres vont de 5% à 25%.

Cependant, chaque site opère selon une méthode de calcul personnel qui peut être plus ou moins avantageux pour le bénéficiaire. Par ailleurs, le cashback de casino est très souvent corrélé au statut VIP d’un membre. Dans certains cas, ce genre de bonus est strictement réservé à cette catégorie d’inscrits.

Certaines plateformes de jeux font même du bonus cashback leur fer de lance. C’est le cas de Qbet, par exemple, qui a conçu ses offres promotionnelles récurrentes sur la base de ce remboursement.

Quoi qu’il en soit, malgré l’interdiction du KSA, les joueurs néerlandais auront toujours des bonus casinos à se mettre sous la dent.