L’IGSA établit un Comité de cyber-résilience

L'IGSA met en place un Comité de cyber-résilience

Actuellement, la cybersécurité s’inscrit au centre des préoccupations des acteurs de l’industrie du jeu. À ce titre, l’International Gaming Standards Association (l’IGSA) lance un comité en charge de créer des normes relatives à la cyber-résilience.

La cybersécurité comme mot d’ordre

L’IGSA a récemment confirmé la mise en place d’un Comité de cyber-résilience (CRC). De nombreuses sociétés de jeux d’argent notables soutiennent l’initiative, dont Aristocrat Technologies, Light & Wonder et AXES.ai.

À titre d’information, la cyber-résilience concerne spécifiquement la capacité d’une entité à rester performant malgré les cyberattaques. À un certain degré, cela consiste aussi à prévenir les incidents liés aux questions de cybersécurité.

Cette précision faite, passons aux tâches qui incombent au CRC. Brièvement, ce tout nouveau comité a pour mission d’élaborer des normes en matière de gestion des risques cybernétiques. Dans la foulée, il vise également à instaurer des normes de contrôle pour les opérateurs de casinos en ligne et physique ainsi que leur écosystème.

De manière plus globale, le CRC se charge en fait de créer une politique de cybergouvernance efficace. Le but étant de protéger le secteur contre les attaques ciblées des hackers. D’après Peter DeRaedt, président de l’IGSA, ce comité sollicitera des experts parmi les membres de l’association pour générer des normes prêtes à l’emploi.

De l’enthousiasme à revendre

A priori, Earle G. Hall s’est porté volontaire pour assurer la fonction de président par intérim du CRC. Rappelons que cet homme d’affaires n’est autre que le PDG d’AXES.ai. Un titre qui le hisse parmi les membres VIP de l’IGSA. D’ailleurs, il joue un rôle clé dans les prises de décision au sein de l’organisation.

Comme lui, plusieurs adhérents privilégiés de l’association sont convaincus que la cybersécurité doit être une priorité absolue. C’est pourquoi ils unissent leur force via le Comité en question. Ils tentent ainsi de remédier au taux alarmant en constante croissance des cyberattaques dans le secteur.

Peter DeRaedt se réjouit bien entendu de la motivation accrue de ses compères. « L’IGSA est appelé à déployer un effort concerté pour créer des normes cybernétiques afin de protéger notre industrie et c’est exactement ce que nous comptons accomplir grâce à l’incroyable leadership de nos membres Platinum et Gold », déclare-t-il.

À noter que l’International Gaming Standards Association est la plus grande organisation spécialisée dans l’élaboration de normes techniques au monde. Elle se consacre exclusivement à l’amélioration et à l’évolution de l’industrie du jeu en général.

Nul n’est à l’abri des cyberattaques

Force est de constater que la création du CRC arrive à point nommé. D’autant que les actes de piratages informatiques ont eu le vent en poupe ces derniers temps. Établissements de jeux physiques, casinos en ligne, éditeurs de jeux … tous s’exposent à ce terrible fléau.

Inutile de s’étaler sur les incidents qui ont impliqué les firmes américaines MGM Resorts et Caesars Entertainment. Les attaques informatiques dont ils étaient victimes ont déjà fait couler assez d’encre. À l’instar de celle qui concerne le site de jeux Stake.com.

Ce mois de novembre, la compagnie TransAct Technologies Inc. a elle aussi eu droit à la même expérience. Les hackers se sont en effet introduits dans son système et cela a eu des répercussions négatives dans ses activités.

Il faut dire que son titre de leader mondial dans le développement de solutions technologiques peut aisément susciter l’envie. Entre autres, TransAct fournit des imprimantes pour machines à sous et des logiciels de gestion de joueurs de casino.