La FDJ va bientôt fusionner avec ZEturf

Le projet d'acquisition de la FDJ envers ZEturf se concrétise

En novembre 2022, la Française des Jeux ou tout simplement la FDJ a annoncé son intention de racheter ZEturf. Après des mois d’attente, la société reçoit le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour procéder à cette transaction. Moyennant le respect de certaines conditions auxquelles elle doit impérativement se conformer.

Enfin une bonne nouvelle…

Cela fait un bon moment que la Française des Jeux songe à accueillir ZEturf dans ses rangs. Néanmoins, il ne lui manquait plus que l’approbation de l’Autorité de la concurrence pour s’exécuter. À l’heure actuelle, ce léger contretemps ne se pose plus puisque cette structure indépendante s’est finalement prononcée en faveur de la société.

Ce n’est plus qu’une question temps avant que l’opérateur national de loterie débloque un montant de 175 millions d’euros. La somme initialement convenue pour acquérir la marque de paris sportifs et de courses hippiques en ligne ZEturf. Cela dit, une contrepartie supplémentaire pourrait entrer dans l’équation en fonction des performances enregistrées en 2023.

À titre de rappel, ZEturf demeure le 2e exploitant de paris hippiques en France, avec une part de marché estimée à 20%. En 2021, l’entreprise a en l’occurrence réalisé un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. L’intérêt accru de la FDJ pour cette enseigne qui emploie pas moins de 100 personnes se comprend alors aisément.

Les préoccupations de l’Autorité de la concurrence

De manière générale, les autorités compétentes hésitent concernant la fusion de la FDJ avec ZEturf pour une bonne raison. Des risques relatifs à la concurrence semblent les préoccuper.

Certes, ces 2 sites de casino en ligne proposent des paris sportifs en ligne. Mais leur marché joint ne soulève pas vraiment d’inquiétude du côté de l’Autorité de la concurrence.

En vérité, les éventuels problèmes viendraient du monopole de la FDJ sur les jeux de loterie et les paris sportifs en boutique. En raison de ces droits exclusifs, la nouvelle entité combinée est susceptible de restreindre la concurrence. En particulier, dans le domaine des courses de chevaux et des paris sportifs en ligne.

Une situation inconfortable qui pourrait véritablement se produire si la FDJ le décide ainsi. En faisant notamment la promotion de ces catégories de paris auprès de ses clients sous monopole. Ou alors, en utilisant un compte client unique pour toutes les offres proposées.

Au bout du compte, l’Autorité a conclu que le risque d’atteinte à la concurrence par des effets congloméraux ne peut pas être exclu. Au détriment des principaux concurrents de ZEturf, de surcroit.

Des compromis dans l’air

Résultat, la FDJ s’est engagée à modifier plusieurs aspects de ses activités. Très coopérative, la marque agit de la sorte pour dissiper les craintes des autorités et garantir une fusion dans les normes.

Dans cette optique, elle prévoit de séparer ses jeux en situation de monopole des jeux concurrentiels. À ce titre, la FDJ propose de mettre en place des sites internet et des applications distincts pour chaque domaine. Il n’y aura donc pas de page d’accueil commune ni de comptes joueurs uniques pour relier ces 2 segments.

En outre, le géant français déclare également qu’il ne va pas promouvoir des jeux compétitifs dans ses points de vente. Encore moins sur sa loterie en ligne. D’ailleurs, il s’assurera que son équipe de marketing reçoit les formations nécessaires pour respecter ces engagements.

Et ce n’est qu’un aperçu des conditions de l’octroi de l’autorisation en question. Celle qui permet de réaliser le projet d’acquisition de la FDJ pour de bon.