Des PDG de casino surpayés à Las Vegas

des PDG de casino de Las Vegas dans la liste d'As you sow

L’organisme de surveillance sort sa liste annuelle des 100 dirigeants les plus surpayés. Justement, cette année, 4 leaders de sociétés de jeux d’argent se retrouvent dans le radar d’As You Sow.

Pour rappel, As You Sow est un groupement d’actionnaires qui a pour but d’encourager les entreprises à prendre leur responsabilité.

L’industrie du jeu mentionné

Le rapport établi par l’association pour 2023 mentionne 4 dirigeants de casino de Las Vegas parmi les PDG surpayés. Il s’agit des CEO de Penn Entertainment, Las Vegas Sands, Caesars et Wynn.

Jay A. Snowden qui est à la tête de Penn Entertainment se classe même à la 3e position de cette liste assez honteuse. Il reçoit 66 millions $, contre un salaire moyen de 33 930 $ pour ses employés. En d’autres termes, quand un travailleur gagne 1$, Snowden en perçoit 1 942.

Quand on décortique cette somme, il apparaît que ce monsieur se fait payer 125$/minute, 7 523$ par heure et 180 548$ quotidiennement.

Les spécialistes de l’évaluation de HIP Investor ont calculé le salaire normal dont devrait bénéficier Snowden. Il s’élève à 16 million $, soit 4 fois moins.

Pour sa part, la rémunération de Robert Glen Goldstein, PDG de Las Vegas Sands, atteint 31,2 millions $. Sachant que l’entreprise attribue 77 000 $ en moyenne aux employés non cadre. Selon HIP, le juste compte pour Goldstein devrait être de 13,8millions$.

À la 54e position se trouve Thomas R. Regg du Caesars Entertainment. Il perçoit 22,6 millions $. Pourtant, HPI annonce que son salaire régulier devrait avoisiner les 15millions$.

Enfin, Matt Maddox de Wynn Resorts reçoit pour sa part 12,9 millions $.

Des explications insuffisantes

Il est vrai que Penn Entertainment tend à s’imposer comme un acteur majeur du secteur des jeux. La société fournit un grand nombre de casino en ligne en matière de jeux d’argent de qualité et de contenu sportif. Ainsi, elle effectue des acquisitions et des partenariats fructueux. Le succès de Penn pourrait donc expliquer l’exorbitante rémunération de Snowden.

De même, les actions de Wynn ont progressé de 21,34%. Cependant, un chiffre d’affaires en hausse ne justifie pas entièrement ces appointements surélevés.

En effet, Caesars par exemple a subi un revers et a vu la valeur de ses actions chuter de 31,04%. Par ailleurs, l’enquête d’As You Sow dévoile que ces messieurs profitent de primes inexpliquées et surtout imméritées.

Certaines sociétés, comme Warner Bros. Discovery essaie tant bien que mal de se défendre. Son PDG occupant la première place de la liste, l’entreprise affirme qu’il ne jouit pas réellement de la totalité du montant. La plus grosse part des 256,6 millions $ serait théorique, et ne serait perçue que sous certaines conditions.

Des efforts concrets, bien que disparates

Conscients de l’inégalité créée par ces chiffres dispendieux, certains dirigeants ont accepté de baisser leurs traitements. C’est le cas de Tim Cook, leader d’Apple. Il a demandé la réduction de ses appointements de 50%, chose que les actionnaires ont accordée avec joie.

La liste publiée par As You Sow a été à l’origine de cette prise de conscience. Néanmoins, les actionnaires ont aussi œuvré pendant les réunions pour ramener les mensualités des dirigeants à des proportions plus raisonnables.

En tout cas, sur les 10 premiers PDG sur la liste de l’organisme, 3 ont déjà revu leurs rémunérations à la baisse. De plus, 6 sur 100 ont suivi le mouvement. Quelques-uns renoncent à des primes spéciales, tandis que les autres acceptent de réduire le gros de leurs soldes.