Dépendance au jeu : la poignante histoire d’un jeune australien

dépendance au jeu

L’Australie fait face actuellement à une crise liée au jeu excessif. D’ailleurs, ces dernières années, ce fléau met de plus en plus en danger sa jeunesse.

Une histoire récente illustre justement la gravité de la situation. Celle d’un jeune australien de 22 ans qui a détourné l’argent de sa petite amie pour assouvir son obsession au jeu.

Quand le jeu devient destructeur

La mère du jeune homme, prénommée Wendy, partage le récit bouleversant de sa famille. En effet, son fils a pris l’argent de sa compagne, soit 2 800 dollars, pour miser sur deux paris.

Un peu plus tard, la petite amie découvre avec stupeur ce vol et se sent profondément blessée. Elle avait cru en la sincérité de son amoureux.

Ce méfait a non seulement brisé leur vie de couple. Mais a également mis en lumière la triste addiction de son bien-aimé.

Par ailleurs, les parents du jeune joueur ont, eux aussi, souffert des conséquences de ses habitudes excessives. Ils ont dû débourser 25 000$, rien que pour rembourser les dettes de jeu de leur fils.

Dès les premiers signes alarmants, le père avait déjà tenté de le dissuader de parier, mais en vain. Le jeune homme a finalement opté pour des emprunts d’argent auprès de ses amis.

En supplément, il décide aussi de recourir à des applications de prêts, le plongeant davantage dans la spirale de la dette.

Ce regrettable récit évoque un problème inquiétant en Australie : de nombreux jeunes s’aventurent dans l’univers des jeux de casino, bien avant l’âge légal de 18 ans.

Ce qui a actuellement pour conséquences des situations dévastatrices, avec des relations souvent brisées. Sans parler des dettes qui s’accumulent et la dépression qui en découle.

Tout récemment, The Guardian Australia a mené une enquête sur le jeu chez les jeunes. Les résultats ont dévoilé une augmentation de 16% du nombre de jeunes joueurs sollicitant une assistance et un accompagnement.

Beaucoup d’efforts pour remédier au jeu excessif

Fort heureusement, les parents du jeune homme ont pu financer le « traitement » de leur fils. Mais cette solution n’est pas accessible à toutes les bourses.

En effet, le programme de réadaptation coûte près de 55 000$. Une somme décourageante, notamment pour les familles en situation de précarité.

Wendy pointe du doigt le gouvernement pour avoir autorisé la publicité sans répit sur les jeux d’argent et de hasard. Elle invite même les autorités à mettre fin à la promotion excessive du jeu auprès des enfants.

D’ailleurs, à ses yeux, il n’est guère surprenant que son pays soit confronté à la perspective d’une génération de joueurs problématiques.

De nombreuses organisations australiennes mettent tout en œuvre pour analyser les méfaits du jeu et les impacts de la publicité. En même temps, elles étudient les mesures nécessaires pour endiguer ce fléau.

Indiscutablement, les campagnes publicitaires qui prônent le jeu comme source rapide de revenus gagnent facilement l’attention des jeunes. Mais les professionnels de la santé publique affirment qu’une telle approche sous-estime les dangers inhérents au jeu.

L’industrie du jeu en Australie jouit d’une grande envergure. Et ce, avec le pouvoir d’exercer une influence significative sur les politiques.

Australie : une situation aggravée par les conjonctures

Nombreux sont les efforts déjà déployés pour instaurer des changements en Australie. Mais le puissant lobbying du secteur du jeu a, jusqu’à présent, fait obstacle à toute réforme substantielle des lois sur les jeux de hasard dans le pays.

Cette situation devient encore plus complexe, à cause de la pandémie de COVID-19 et des périodes de confinement.

Cette conjoncture a facilité l’accès en ligne. De même, l’isolement social a accentué l’intérêt pour les jeux d’argent en ligne. Ce qui a entraîné la participation accrue de jeunes, dont des lycéens, aux activités de jeu au casino.

Tout laisse donc présager un avenir de plus en plus alarmant. D’où l’importance de mettre en place des mesures préventives et éducatives bien réfléchies pour protéger cette génération vulnérable.