ANJ : bilan semestriel du secteur des jeux d’argent

L'ANJ présente un bilan du premier semestre 2022 des jeux d'argent en France

L’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) française dresse un constat assez partagé de l’activité des jeux d’argent. L’analyse se porte sur les résultats obtenus durant le 1er semestre de cette année 2022. Un contraste apparaît entre les jeux physiques et les divertissements virtuels.

Les jeux physiques ont le vent en poupe

La FDJ (Française Des Jeux) et le PMU (Pari Mutuel Urbain) affichent d’excellents résultats en comparaison de ceux de l’année dernière.

La FDJ a enregistré des mises de plus de 10millions d’euros contre 9,1millions € au 1er semestre 2021. De son côté, le Produit Brut des Jeux (PBJ) s’élève à 3,2millions € cette année. Les statistiques montrent une hausse de 12% de ce PBJ par rapport à l’exercice 2021.

Les activités de loterie ont beaucoup contribuer à cette croissance. Pour rappel, ces activités englobent les jeux de tirage et la loterie instantanée. Les mises pour les 2 loisirs atteignent 8 millions d’euros, soit 12% de plus qu’en 2021.

Les mises des 6 premiers mois des jeux de tirage, dont le Loto et l’Euromillions, valent 3millions €. En comparaison à 2021, il y a eu une nette augmentation de 19%. Les jeux de grattage affichent également une progression de 15,1% avec des mises de 4,9millions€.

L’ANJ remarque aussi que les parieurs français ont particulièrement apprécié le retour du titre Amigo.
Il faut dire que la FDJ a beaucoup investi en termes de marketing pour arriver à ce constat plus que satisfaisant. Au total, elle a dépensé 176 millions€ pour booster les profits. Ainsi, la FDJ a rajouté 13% à son budget marketing de l’année dernière.

Pour sa part, les mises du PMU présentent des comptes tout aussi positifs : 18% de plus qu’en 2021, ce qui équivaut à 3,9 millions d’euros. Le PBJ se chiffre à 969 millions €, ou une hausse de 15%.

Le PMU estime que la levée des contraintes sanitaires a encouragé les joueurs à revenir vers le pari physique. De plus, les chanceux remportent une cagnotte plus conséquente sur les points de vente.
De même que la FDJ, le PMU a également pu compter sur une meilleure stratégie marketing.

Baisse enregistrée du côté des opérateurs en ligne

Les jeux d’argent en ligne ne tiennent vraisemblablement pas la route face à leurs concurrents physiques. Le PBJ de ce secteur a chuté de 11% par rapport à 2021. Il n’y a plus que 3,7 millions de Comptes Joueurs Actifs (CJA), ce qui représente un déclin de 12%. En outre, aucune catégorie de jeux agréée n’a échappé à ce recul.

Pour les paris sportifs, le PBJ se chiffre à 685million€ et les mises à 3,969 millions €. Des baisses respectives de 12 et de 8% sont à noter. Pour sa défense, la tenue de l’Euro de football a fortement influencé la participation des joueurs l’année dernière. Ce secteur compte sur la Coupe du monde pour redorer son blason cette année. Ce grand évènement est prévu débuter le 20 novembre et se terminer le 18 décembre 2022.

Les paris hippiques sont les plus touchés par la régression. Les mises ont décliné de 17%, tandis que les PBJ de 18%. Ces statistiques sont en corrélation directe avec la reprise des points de vente.

Le poker en ligne, par contre, parvient à garder le cap. Son PBJ n’a connu qu’un fléchissement de 3%, s’élevant à 216millions €. En outre, ces chiffres restent honorables au regard des résultats pré-pandémiques. Certes, les amateurs de poker virtuel sont moins nombreux que pendant le confinement, mais ce segment atteint doucement un rythme de croisière.