Un employé de Loto-Québec détourne des fonds des comptes de clients

Loto-Québec

Un informaticien de Loto-Québec a soutiré plus de 20 000 dollars canadiens sur les comptes des joueurs. Il a choisi des comptes inactifs depuis un certain temps pour subtiliser de l’argent. Cette fraude a été perpétrée en 2020, l’opérateur québécois a repéré les irrégularités et a demandé l’ouverture d’une enquête.

20 000 dollars canadiens détournés

Martin Raymond a été engagé en tant qu’analyste informaticien au sein de Loto-Québec. Il a travaillé pour l’entreprise durant quelques mois, mais a réussi à mener une importante opération de fraude. En effet, l’expert en informatique a détourné au total 20 000 dollars canadiens. Il a piraté des comptes joueurs pour pouvoir soutirer de l’argent. Cet employé a fait un choix minutieux en s’attaquant uniquement aux comptes qui sont restés inactifs depuis un certain moment. Cette précaution le mettait à l’abri des soupçons étant donné que personne ne s’est rendu compte de la manigance pendant plusieurs mois.

Au bout d’un certain temps, les systèmes de contrôle et de vérification de Loto-Québec ont identifié des irrégularités. D’autre part, le service de sécurité interne a relevé des activités suspectes sur le compte de Martin Raymond. L’opérateur a décidé de faire appel à la police. Les investigations ont permis de découvrir le pot aux roses. L’affaire a été ensuite confiée à l’Unité de lutte contre la corruption et les crimes financiers du Québec (UPAC). Les actes frauduleux ont cessé dès que l’UPAC a mené l’enquête. L’ex-informaticien de Loto-Québec fait l’objet de multiples accusations dont abus de confiance par un fonctionnaire public, fraude envers des joueurs et envers l’opérateur et usage de renseignements personnels à des fins criminelles.

Des cas similaires

Le cas Martin Raymond n’est pas isolé. Plusieurs informaticiens ont souvent été tentés de profiter de leur fonction pour agir de manière frauduleuse notamment auprès des entreprises de loterie. En 2009, Giles Knibbs travaillait pour l’opérateur de loterie britannique Camelot. Il a découvert une liste de numéros de billets de loterie dont certains chiffres sont illisibles. De plus, ces billets n’ont pas été réclamés. L’employé a considéré que c’était une opportunité pour obtenir de l’argent facilement. Il a alors fabriqué 100 faux billets qui portent l’un des 100 numéros possibles. Ensuite, son complice, Edward Putman, présente un billet différent dans chaque point de vente. Grâce à cette manœuvre, les compères ont pu décrocher un gain de 2,5 millions de dollars même si le code-barres du billet en question a été falsifié. Mais leur coopération n’a pas fait long feu et les complices se sont disputés sur le partage du butin. En 2015, Giles Knibbs s’est suicidé lorsqu’il a été accusé de faire chanter Edward Putman. Ce dernier a reçu une peine de 9 ans pour fraude en 2019.

Un scandale similaire a éclaté aux États-Unis en 2017. Eddie Tipton occupait le poste de directeur de la sécurité informatique de la Multi-State Lottery Association (MUSL) qui exploite entre autres le Powerball. Il a truqué le générateur de nombre aléatoire lui permettant d’empocher de grosses cagnottes. Cette magouille lui a permis de remporter un jackpot de 14,3 millions de dollars en 2010. Une année plus tard, il réclame les gains de manière anonyme et depuis un compte offshore. La transaction a été refusée et l’opérateur, Hot Lotto, a mené une enquête qui a mis à jour les nombreuses fraudes d’Eddie Tipton. Il a écopé d’une peine de 25 ans d’emprisonnement. Cette affaire a également éclaboussé 2 autres personnes, dont son frère et un homme d’affaires.