Singapour : augmentation des impôts sur les jeux d’argent

Le parlement de Singapour approuve de nouvelles lois fiscales par rapport aux jeux d’argent. Ces amendements ont déjà été proposés en 2019, mais les législateurs ne jugent opportun de les introduire qu’aujourd’hui. En outre, le gouvernement étend aussi la période d’exclusivité des licences jusqu’en 2030. Une hausse assez significative La nouvelle loi oblige les comptables […]

Singapour abrite plusieurs complexes de jeux d'argent

Le parlement de Singapour approuve de nouvelles lois fiscales par rapport aux jeux d’argent. Ces amendements ont déjà été proposés en 2019, mais les législateurs ne jugent opportun de les introduire qu’aujourd’hui. En outre, le gouvernement étend aussi la période d’exclusivité des licences jusqu’en 2030.

Une hausse assez significative

La nouvelle loi oblige les comptables des casinos à maîtriser les rouages d’un système à plusieurs niveaux. Avant les modifications, les établissements de jeux de hasard donnent 15 % de leur revenu brut de jeux (GGR) à l’État à titre d’impôt. Le nouveau code porte ce chiffre à 18 % pour les sociétés ayant 3,1 milliards de dollars singapouriens (SG $) en GGR. Les opérateurs qui affichent un montant plus élevé paient 22 % d’impôt.

Par ailleurs, les 5 % perçus sur les activités de jeu premium passent à 8 % pour les revenus inférieurs ou égaux à 2,4 milliards SG $. Cette catégorie recense les gains provenant des joueurs qui déposent 10 000 SG $ ou plus sur leur compte joueur. Au-delà des 2,4 milliards SG $, les casinos donnent 12 %.

Pour rassurer les opérateurs, la loi explique que les taux d’imposition n’augmenteront plus jusqu’en 2032 au plus tôt.
Le gouvernement de Singapour entend renforcer son contrôle sur le marché des jeux d’argent en adoptant ces amendements.

Extension des licences d’exploitation exclusives

Las Vegas Sands (LVS) et Genting Singapore bénéficient d’un monopole d’exploitation au Singapour. Leur exclusivité devait prendre fin en 2022. Toutefois, l’État a élargi cette période pour ne s’arrêter qu’en 2030. Ils gardent donc le contrôle sur leur territoire d’implantation pendant au moins 8 ans.

Les autorités ont également abordé la question du calendrier d’extension de ces stations intégrées. L’accord conclu avec LVS et Genting inclut des mises à niveau. Singapour a imposé une date butoir de 2025 pour finaliser les travaux. Toutefois, l’avancée des aménagements ne permet pas d’assurer le respect de ce délai. Le président et directeur de LVS, Patrick Dumont, avait déjà émis des hésitations en 2021. Sa société exploite Marina Bay Sands.

Cette infrastructure doit, entre autres, se doter d’une 4e tour et bénéficie d’un budget d’élargissement de 4,5 milliards de dollars singapouriens. Dumont, en juillet 2021, évoque les « incertitudes quant au calendrier et à la disponibilité du moment où nous pouvons effectivement faire les choses ». En effet, LVS ne peut agir seul dans certaines circonstances. L’opérateur doit obtenir l’aval des agences gouvernementales et s’assurer de leur coopération avant de lancer des travaux. Cette précaution vise à éviter tout malentendu par rapport à la manière d’effectuer les agrandissements.

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Alvin Tan, déclare comprendre la situation. Il explique que la crise sanitaire cause des retards dans d’autres projets de construction. Il ne blâme ni les techniciens ni les opérateurs. Néanmoins, le ministre exhorte cependant les concernés à faire de leur mieux. Il rappelle que les projets portent sur le tourisme. Or, il est vital pour Singapour d’être prêt à offrir des prestations de qualité dès que la situation mondiale reviendra à la normale. L’État mise énormément sur ces 2 hôtels-casinos pour attirer les visiteurs et rapporter un maximum de chiffres d’affaires.