Plus de 100 plateformes de jeux ont été enregistrées en Argentine

Le secteur de l’iGaming argentin est en pleine expansion. Après l’essor de lois favorables en 2018, et un petit coup de pouce de la pandémie en 2020, les jeux d’argent en ligne ont le vent en poupe. Actuellement, environ 100 plateformes de jeux se sont enregistrées sur le domaine bet.ar. Depuis 2021, les opérateurs licenciés […]

En Argentine, près de 100 sites de jeux s'enregistrent

Le secteur de l’iGaming argentin est en pleine expansion. Après l’essor de lois favorables en 2018, et un petit coup de pouce de la pandémie en 2020, les jeux d’argent en ligne ont le vent en poupe. Actuellement, environ 100 plateformes de jeux se sont enregistrées sur le domaine bet.ar.

Depuis 2021, les opérateurs licenciés sont dans l’obligation de s’acquitter de cette tâche. C’est donc une bonne nouvelle pour les joueurs argentins qui disposent d’une centaine de sites de jeux tout à fait légaux.

Distinguer les offres de jeux

L’objectif premier du domaine bet.ar est de permettre au public de différencier l’offre légale de l’illégale. Les autorités ont pris cette décision dans l’espoir, entre autres, d’uniformiser le secteur.

En effet, les lois argentines sur les jeux d’argent constituent un véritable patchwork. Il faut savoir que l’Argentine fonctionne selon un système fédéral. Ce qui fait que chacune de ses 23 provinces, plus la ville de Buenos Aires, est libre d’instaurer ses propres mesures. Dans la pratique, le pays est affublé de 23 agences de régulations des jeux, qui encadrent à la bonne heure. Il est donc difficile de se faire une idée du paysage réel des jeux dans ces conditions.

Toutefois, cette nouvelle est en demi-teinte. Aucun opérateur local n’a accès à une distribution à l’échelle nationale. Ce qui fait que les provinces ne profiteront pas de ces quelques 100 plateformes licenciées de manière égale.

Outil stratégique contre le jeu illégal

Cette réglementation a également pour but de combattre les plateformes de jeux frauduleuses. Les organismes de régulations des États seront plus aptes à effectuer des contrôles plus rigoureux hors du domaine.

Les autres acteurs concernés par la lutte, dont les télécommunications et les institutions bancaires, auront un outil supplémentaire pour identifier les opérations légales.

C’est qu’il faut garder à l’esprit, c’est que seuls les opérateurs disposant d’une licence d’une des 23 agences peuvent s’arroger le bet.ar. L’Argentine ne reconnait pas les licences émanant d’autres juridictions. De fait, ce domaine spécialisé exclura également les casinos en ligne mal vus par les autorités.

De fait, ce domaine est censé apporter un avantage stratégique à la lutte contre les jeux illégaux.

Une lutte qui sort de l’ordinaire

Les jeux d’argent y sont interdits, sauf s’ils sont expressément autorisés. Une distinction presque risible pour une nation où les paris sont socialement admis. Ce « domaine exclusif » n’est pas la première des idées hors du commun des autorités.

Dans beaucoup de pays, les autorités bloquent les sites dès leur identification. C’est d’ailleurs ce que fait l’ANJ en France. En principe, le blocage des adresses IP est impossible en Argentine. Les autorités ont donc trouvé une autre parade. Il s’agit des moyens de paiement.

Dans certaines provinces, les dépôts et les retraits ne peuvent se faire que dans des magasins de paris situés dans la province émettrice de la licence du site. Dans d’autres juridictions, seules les banques publiques peuvent prendre en charge les transactions liées aux jeux.

Quoi qu’il en soit, l’efficacité, ou non, de ces mesures ne se feront sentir que dans les mois à venir.