Playtech veut réparer ses erreurs et fait un don de 3,5 millions £

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Les résultats de l’enquête de l’United Kingdom Gaming Commission (UKGC) ont mis en exergue la responsabilité de Playtech dans le suicide d’un joueur britannique dépendant. De son côté, l’éditeur de jeux de casino virtuel, Playtech, a déclaré être prêt à assumer ses échecs notamment en matière de responsabilité sociale. Elle a ainsi effectué un don de 3,5 millions £ en faveur des organisations accompagnant les victimes d’addiction au jeu.

Un joueur perd 119 000 £ et se suicide

En avril 2017, Chris Burney joue pendant 5 jours successifs sur des casinos en ligne. Ces plateformes de jeu d’argent en ligne Winner.co.uk et Titan.co.uk sont gérées par la filiale de Playtech, PT Entertainment Services (PTES). Le joueur, âgé de 25 ans, se suicide après avoir perdu 119 000 £ sterling. En mars 2019, sa famille contacte le régulateur des jeux de hasard au Royaume-Uni, l’UKGC. Cet organisme décide d’ouvrir une enquête malgré la fermeture de PTES. Le 26 mai dernier, la Commission d’enquête de l’UKGC publie ses résultats et identifie de graves manquements de la part de PTES dans le processus de responsabilité sociale et de lutte contre le blanchiment d’argent. « L’opérateur n’avait effectué aucune interaction avec des clients de jeux de hasard responsables même s’il savait que plusieurs de ses transactions par carte de débit avaient été refusées. PTES lui a également octroyé le statut VIP sans vérifier qu’il pouvait se permettre de dépenser les sommes d’argent avec lesquelles il jouait – autant de manquements graves et inacceptables », indique le rapport de la Commission de l’UKGC. Même après son décès, Chris Burney aurait, en effet, reçu de nombreux bonus de la part de PTES.

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Playtech fait un don de 3,5 millions £ pour se racheter

PTES aurait proposé plusieurs offres de règlement financier, mais l’UKGC les a jugées insuffisantes. Le 30 octobre 2019, PTES a effectué un don de 619 395 £ en faveur d’un organisme de bienfaisance dans le cadre de la stratégie nationale de réduction des méfaits du jeu. Playtech, la société mère, s’est également engagé à donner un total de 5 millions de livres sterling. Finalement, la Commission d’enquête considère qu’une sanction d’au moins 3,5 millions de livres sterling aurait été appropriée. Comme PTES a rétrocédé sa licence d’exploitation, la société n’a pas été tenue de la payer.

Au lendemain de la publication du rapport d’enquête de l’UKGC, la société mère, Playtech, réagit et rectifie le tir. L’éditeur de jeux d’argent en ligne décide d’effectuer un important don de 3,5 millions de livres sterling aux organismes accompagnant les victimes d’addiction aux jeux. Selon Claire Milne, PDG par intérim du groupe Playtech, cette donation est un message clair signifiant que la « Playtech » d’aujourd’hui est différent de celle dans le passé. Le développeur a procédé à de nombreux changements afin de garantir une forme de divertissement sûre et responsable.

Pour l’UKGC, l’affaire ne s’arrête pas, car des enquêtes seront réalisées sur le rôle joué par des personnes clés au sein de PTES. Le régulateur de rappeler que la gestion des « clients à forte valeur » doit changer. Les opérateurs doivent laisser plus de place à une interaction responsable avec leurs clients.