L’Ontario, en lice pour la régulation des jeux en ligne

La fin du monopole de l’Etat sur les jeux d’argent en ligne est proche dans la province canadienne, Ontario. Le gouvernement délivrera désormais une licence pour les opérateurs intéressés, marquant ainsi le début d’une collaboration entre les deux parties et pour le plus grand plaisir des joueurs. Bientôt la licence pour les casinos ontariens Après […]

La fin du monopole de l’Etat sur les jeux d’argent en ligne est proche dans la province canadienne, Ontario. Le gouvernement délivrera désormais une licence pour les opérateurs intéressés, marquant ainsi le début d’une collaboration entre les deux parties et pour le plus grand plaisir des joueurs.

Bientôt la licence pour les casinos ontariens

Après une longue période de monopole gouvernemental, l’Ontario s’oriente vers la privatisation des jeux en ligne. L’Etat accepte enfin de légaliser les opérateurs privés et partager les revenus avec eux. Cependant, le gouvernement garde l’exclusivité sur la loterie. La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO) a dévoilé un guide pour les formulaires nécessaires à l’inscription et l’obtention d’une licence le 18 août. La procédure prend forme timidement mais l’autorité promet une rapidité d’exécution. Pour prétendre à cette régulation, les entreprises doivent d’abord fixer un accord commercial avec « iGaming Ontario », une filiale de la CAJO en charge des jeux dans la province.

L’Ontario Lottery and Gaming (OLG) demeure le site de jeu légal en exercice jusqu’à présent. Les opérateurs seront alors sous contrat avec l’OLG et verseront un montant de 100 000 dollars annuel pour leur licence. Les opérateurs en ligne peuvent dorénavant avoir accès aux documents pour leur légalisation. La validation des demandes est déjà en cours en vue de l’ouverture du marché d’ici décembre. Même les opérateurs en semi légalité sont pris en considération. Cela concerne les casinos terrestres légaux qui exercent des activités en ligne interdites. Ils pourront être accrédités à  condition de cesser immédiatement leur activité en ligne. Certaines provinces canadiennes observent de près cette initiative.

Les retombées de la privatisation

Malgré la vigilance des régulateurs, le marché gris reste prédominant dans l’industrie des jeux d’argent en ligne. Le marché gris se base sur la promotion des contrefaçons de jeu. Les éditeurs voient alors leurs œuvres copiées ou bien proposées sur des plateformes de jeux illégales. Ce genre de marché génère des bénéfices importants puisque les joueurs peuvent y accéder à moindre coût. Par conséquent, cela entraîne une grosse perte d’argent aussi bien pour les fournisseurs que pour le gouvernement.

En délivrant des licences, l’Etat peut recenser les opérateurs fiables et sous régulation. Il bénéficie par la même occasion d’un renflouement budgétaire. Les éditeurs peuvent en parallèle amortir leur investissement. Cette mesure devrait également diminuer le nombre de sites de jeux illégaux dans le pays et améliorer les conditions des joueurs. Pour éviter les arnaques, ces derniers sauront choisir les meilleures plateformes pour parier à l’avenir. En général, la sécurité des personnes vulnérables laisse les opérateurs malhonnêtes indifférents, mais un renforcement des contrôles suffit pour y remédier.

Une ère nouvelle est en gestation à Ontario, un commerce plus réglementé verra le jour en peu de temps. Des géants américains de l’industrie du jeu comme Mohegan Gaming and Entertainment, BetMGM et DraftKings projettent aussi de se lancer sur ce marché. De leur côté, les opérateurs ontariens visent déjà une expansion au niveau national.