Les streamers réagissent à l’interdiction de Twitch

On est à quelques jours après la mise en vigueur des nouvelles règles de Twitch, et pourtant, la situation ne s’améliore pas. Le public ne partage pas la volonté de restreindre les jeux d’argent de la plateforme. Mais au lieu de s’adonner à des manifestations, les streamers continuent de jouer dans une ambiance indifférente. Ils […]

Twitch : plateforme de streaming

On est à quelques jours après la mise en vigueur des nouvelles règles de Twitch, et pourtant, la situation ne s’améliore pas. Le public ne partage pas la volonté de restreindre les jeux d’argent de la plateforme. Mais au lieu de s’adonner à des manifestations, les streamers continuent de jouer dans une ambiance indifférente. Ils se moquent complètement des changements.

À en croire le vent qui souffle sur la toile, la décision de Twitch n’impressionne personne. Beaucoup affirment même que cette mesure pourrait le conduire à sa perte. En l’espace d’une semaine, l’activité sur le réseau streaming a connu une baisse modérée. Difficile à dire s’il y a un rapport avec les réformes entreprises. Mais en tout cas, la réaction des internautes se révèle plutôt négative.

Les streamers misent sur l’ironie

C’est officiel depuis le 18 octobre 2022. Twitch a limité la publication des streams de casino sur sa plateforme. Le géant du streaming assimilait certaines critiques portant sur l’addiction et le faux argent facile. Ce qui l’a poussé à prendre une mesure plus « responsable ».

Quelques jours avant la grande réforme, les premières réactions fusent sur le web. Le célèbre streamer allemand MontanaBlack88 continue d’appuyer les flux de casino. Une tournure tout à fait logique vu le paquet qu’il a récolté grâce aux machines à sous. Scurrows (184 000 abonnés) et Orangemorange (544 300 abonnés) partagent le même avis. Ces deux streamers affirment trouver un moyen d’offrir un contenu casino sans être atteint de la restriction.

Contre toute attente, les streamers se sont remis aux vidéos slots, se moquant ouvertement des nouvelles règles. Scurrows a même posté un tweet disant : « Impatient de connaître le libellé ». Plus tard, il rajoute : « Vivez avec des machines à sous sur Twitch ». Des propos qui semblent provoquer Twitch pour des raisons encore inavouées.

Orangemorange a joué sur la slot machine One Armed Bandit et l’a publié sur Twitch le 18 octobre. C’est-à-dire à quelques minutes après l’entrée en vigueur du nouveau règlement antijeu.

Un mot sur la restriction de Twitch

Twitch n’a interdit qu’une partie des jeux d’argent en ligne, les machines à sous virtuelles. Le Poker ainsi que les paris sportifs échappent à la règle. En amont, le réseau de diffusion ne voulait réprimer que les contenus non réglementés. C’est-à-dire les publications des casinos dépourvus de licence. Mais au fil du temps, il a cédé aux critiques.

Désormais, Stake, Rollbit, Duelbit et Roobet ne sont plus autorisés à émettre sur Twitch. Mais vu l’influence de ces sites de casino, les streamers ne comptent pas laisser passer cela. Ils décident de se rendre sur d’autres plateformes non référencées pour poursuivre l’exploitation de leurs flux.

Le sujet d’interdiction circulait déjà depuis un moment chez Twitch. Mais en septembre une goutte a fait déborder le vase. Un streamer capitule après avoir été accusé de fraude sur sa chaîne. Le service de streaming devait donc lancer cette restriction ou bien confronter la loi.

Que disent les fans de jeux de casino ?

Bien évidemment, tous les passionnés de jeux de casino se rangent du côté de Scurrows et d’Orangemorange. Ces derniers se demandent pourquoi les paris sportifs et les packs FIFA ont réussi à s’affranchir de l’interdiction. Si l’idée est de réduire l’influence aux jeux de hasard, alors pourquoi avoir deux poids deux mesures ?

Selon un follower, les paris sportifs sont plus faciles d’accès que les casinos en ligne. Pour lui, la balance penche plutôt de ce côté. Un autre fan réplique en disant : « Comme si cela avait un impact, celui qui commence à jouer au casino ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Ce n’est pas comme si on n’était pas constamment mis en garde contre ça ».