
Du 21 au 23 septembre 2022, Atlantic City accueille l’ECGC (East Coast Gaming Congress). Pour cette édition, cette conférence (portant essentiellement sur les jeux de la côte Est) se tient au Hard Rock Hotel & Casino. L’attention des experts se porte sur le retard de développement de l’iGaming par rapport aux sports virtuels.
Un panel de spécialistes pour débattre
Le constat est sans appel : l’iGaming ne tient pas la route face aux sports virtuels sur la côte Est des États-Unis. Depuis l’annulation de la loi interdisant ces pratiques en 2018, une trentaine d’États ont légalisé les paris sportifs. Pourtant, seuls 6 États ont jusqu’ici admis les jeux de casino en ligne. Il s’agit du New Jersey, Michigan, Delaware, Pennsylvanie, Connecticut et Virginie-Occidentale.
La conférence « Whither iGaming » aborde ce sujet et détaille cet important écart de progression. Sherry Amos, représentante de Spectrum Gaming Hospitality Group, anime les débats. Des grands noms de l’industrie y participent, comme Howard Glaser, responsable mondial des affaires gouvernementales et conseiller législatif, Light & Wonder. Jeffrey Millar, directeur commercial d’Evolution Gaming et Richard Schwartz, PDG de Rush Street Interactive ont également un mot à dire. De même que Luisa Woods, vice-présidente du marketing, des jeux et du divertissement pour Delaware du Nord.
La peur pour les casinos physiques
Les spécialistes avancent l’idée selon laquelle les États ont peur que les plateformes de casinos en ligne ne supplantent les établissements physiques. Les chiffres semblent confirmer cette appréhension.
Dans le New Jersey, les slots et les tables de jeux en ligne ont généré 482,7 millions de dollars en 2019. L’année 2021, l’iGaming a produit un revenu brut de 1,36 milliard de dollars. Cela représente une croissance de 180%.
La situation est moins reluisante à Atlantic City. Les machines à sous et jeux de tables physiques ont enregistré 2,68 milliards $. Toutefois, l’année 2021, ils ont subi une réduction de 5%, car les chiffres des 9 établissements de jeux se sont élevés à seulement 2,55 milliards $.
Malgré ces réalités, Luisa Woods affirme que l’iGaming peut aider les casinos terrestres dans leur développement. D’après celle-ci : « Nous avons intégré la marque. Nous avons créé des comptes de fidélité pour chaque client distant. Nous avions des gens qui se présentaient à la propriété pour la première fois et qui avaient déjà un hôte [de casino] qui leur était assigné ».
Du changement à venir
Les panélistes ont quand même annoncé un avenir plus optimiste pour l’iGaming. Ils estiment que l’intégration des paris sportifs a contribué à préparer le terrain pour les jeux de de casino en ligne. Ainsi, plusieurs Etats déjà familiers avec les paris sportifs s’apprêtent à légaliser les autres types de jeux d’argent en ligne.
Richard Schwartz révèle même que certains États « ont déjà des régulateurs en place. Ils ont des serveurs en place. ». Ces loisirs seront de cette manière implantés dans un cadre bien défini, mieux armé que ceux qui ont commencé l’activité. Schwartz réitère que « C’est un démarrage plus rapide. ».