La Gambling Commission examine de près les licences signées Caesars Entertainment

L’année 2020 a été marquée par l’une des plus importantes sanctions jamais appliquées dans le monde des casinos au Royaume-Uni. Au printemps, la Gambling Commission a imposé une amende de 13 millions de livres au Caesars Entertainment UK. Pour cause, le régulateur se base sur un « catalogue » d’échecs en responsabilité et blanchiment d’argent. Au vu des […]

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L’année 2020 a été marquée par l’une des plus importantes sanctions jamais appliquées dans le monde des casinos au Royaume-Uni. Au printemps, la Gambling Commission a imposé une amende de 13 millions de livres au Caesars Entertainment UK. Pour cause, le régulateur se base sur un « catalogue » d’échecs en responsabilité et blanchiment d’argent. Au vu des derniers évènements, la Gambling Commission ne semble pas se satisfaire de cette pénalité record. Elle se focalise sur l’examen des licences délivrées au sein du groupe CEUK.

Des échecs VIP

Une démonstration de force a été entreprise par l’autorité de régulation britannique des jeux de hasard et d’argent vis-à-vis des acteurs hors-la-loi. Le 2 avril 2020, la Gambling Commission révèle les sanctions attribuées au groupe américain Caesars Entertainment. En effet, la commission a remarqué plusieurs anomalies dans le système impliquant les membres « VIP » du casino.

L’autorité de régulation s’est aperçue que l’opérateur était défaillant sur le plan de responsabilité social. Il ne mettait pas un plafond de pari pour ses joueurs VIP. Par exemple, CEUK a fait dépenser 800 000 £ à un joueur déjà signalé comme personne à haut risque. Pareillement, le casino n’avait pas suivi les normes du protocole de vérification des sources de fonds des clients. Un de ses clients a misé 3,5 millions de livres et en a perdu 1,6 million sur une période de trois mois. Autant de raisons qui lui ont valu une amende de 14,7 millions d’euros ou 16,1 millions de dollars.

Les titulaires de licences sont tenus de rendre des comptes

La Gambling Commission ne s’est pas contentée de pénalités pécuniaires à l’encontre de CEUK. En plus des 3 cadres du groupe qui ont été licenciés, le régulateur met un point d’honneur à surveiller de près les titulaires de licences délivrées par Caesars. Suite aux échecs constatés, une enquête a été ouverte pour s’assurer que ces défaillances n’ont pas empiété sur l’octroi de licences. Il faut dire que la commission a eu raison de faire cette vérification.

Les résultats de la première vague de contrôle des titulaires de licence de gestion personnelle (PML) ne sont pas très bons. Ils se traduisent comme suit :

  • 7 titulaires de PML ont reçu des avertissements de licence,
  • 2 titulaires de PML ont reçu des conseils pour rédiger des lettres,
  • 3 titulaires PML ont renoncé à leur licence après avoir été informés de la mise en examen de leurs licences.
  • 1 titulaire de PML a renoncé à sa licence au cours de l’enquête sans avoir été notifié qu’il faisait l’objet d’un contrôle.
  • 1 titulaire de PML a vu sa licence être supprimée à cause d’un non-paiement des droits liés à la licence,
  • 1 titulaire de PML a été la cause de la révocation de sa licence, car il s’est bagarré avec un invité sur son lieu de travail,
  • 18 titulaires de PML ont été conseillés de rédiger des lettres totalement indépendantes des procédures d’examen en cours.