La dépendance au jeu aurait conduit un homme au suicide durant le confinement

Les risques de jeu problématique ont augmenté durant les périodes de confinement. Luke Ashton ferait partie des victimes. Ce père de famille britannique était auparavant dépendant au jeu, mais il s’est libéré de ce mal. Pendant le confinement, il a reçu des bonus gratuits et a replongé dans la spirale. Au mois d’avril, perdant tout […]

Les risques de jeu problématique ont augmenté durant les périodes de confinement. Luke Ashton ferait partie des victimes. Ce père de famille britannique était auparavant dépendant au jeu, mais il s’est libéré de ce mal. Pendant le confinement, il a reçu des bonus gratuits et a replongé dans la spirale. Au mois d’avril, perdant tout contrôle, il a mis fin à ses jours.

Des bonus gratuits durant le confinement

Luke Ashton âgé de 40 ans travaille dans un entrepôt et est père de 2 enfants. Autrefois, il était happé par des problèmes de jeu excessif, mais il a réussi à se rétablir. Il a même arrêté toute forme de jeu durant environ 2 ans. Lors du confinement, son entreprise a décrété des arrêts de travail. Le père de famille était donc contraint de rester chez lui. Il reçoit alors des offres de paris sans dépôt d’une application en novembre 2020. Déstabilisé, le quadragénaire était de nouveau prisonnier de la dépendance au jeu.  En avril dernier, ce joueur problématique perd le contrôle. Il parcourt une distance de 160 km de sa résidence avant de se suicider.

Sa femme Annie Ashton est dévastée. Cette dernière n’était pas au courant de la rechute de son mari. Elle découvre que l’application avait attribué 7 bonus durant les six semaines précédent la mort de son conjoint. La veille de son suicide, un bonus de 5£ est déposé sur son compte. La mère de famille trouve dans le téléphone de Luke Ashton qu’au début, il a parié et il a gagné. Il a ensuite remisé les gains, mais il avait aussi contracté des pertes. Pour renflouer ces pertes, il a effectué des prêts. Cependant, ses efforts sont restés vains, car il n’a pas réussi à rétablir l’équilibre.

Une loi pour interdire les paris gratuits

Pour Annie Ashton, les opérateurs de paris en ligne sont en cause dans ce drame qui frappe sa famille. Elle a donc lancé une pétition demandant au gouvernement d’interdire les offres de paris gratuits. La veuve a décidé de l’appeler loi Luke en l’honneur de son mari. Si elle obtient 100  000 signatures, la Chambre des communes devra tenir un débat sur le sujet. La mère de famille sollicite également l’arrêt des publicités lors de la diffusion de compétitions sportives à la télévision. D’après Annie Ashton, cette initiative pourrait éviter d’autres personnes à faire face au même problème et protéger d’autres familles d’une pareille tragédie.

Les autorités britanniques tiennent à cœur la protection des joueurs. Plusieurs organismes œuvrent dans la prévention et le traitement des problèmes de jeu. Des recherches ont révélé que 4 à 11% des suicides sont liés aux jeux d’argent au Royaume-Uni et dans le monde. En Suède, les personnes dépendantes des jeux d’argent sont 15 fois plus susceptibles de se donner la mort que la population générale.

Gambling with Lives est un organisme créé par les familles et les proches de personnes qui se sont suicidés à cause du jeu. La cofondatrice, Liz Ritchie estime que le matraquage de publicités sur les jeux d’argent et les incitations prédatrices comme « paris gratuits » constituent de gros risques pour une génération qui a un casino dans son smartphone.