Jeux de casino déguisé — Facebook impliqué dans le complot

Le scandale sonne à nouveau à la porte du géant du numérique Facebook. Les jeux de casinos sociaux de sa ludothèque sont considérés comme frauduleux et dangereux. La Cour du district nord de Californie, division de San Jose, traite cette affaire. Casinos sociaux : réel risque d’addiction et déclin financier Parés de graphismes impressionnants et […]

Les casinos sociaux attaqués en justice

Le scandale sonne à nouveau à la porte du géant du numérique Facebook. Les jeux de casinos sociaux de sa ludothèque sont considérés comme frauduleux et dangereux. La Cour du district nord de Californie, division de San Jose, traite cette affaire.

Casinos sociaux : réel risque d’addiction et déclin financier

Parés de graphismes impressionnants et de fonctionnalités immersifs, les opus « free to play » ont la côte auprès des joueurs. Ces derniers peuvent y accéder facilement grâce à des plateformes partenaires comme Facebook. Il leur suffit d’ouvrir leurs comptes depuis un navigateur web ou une application dédiée pour profiter des offres des casinos sociaux. Ces divertissements sont souvent associés à des bonus de bienvenue. Par conséquent, les nouveaux arrivants bénéficient de jetons virtuels gratuits. Cela leur permet de tester le titre en situation réelle sans débourser un sou. L’expérience conquiert bon nombre de joueurs qui pourrait développer à la longue une dépendance. En effet, ils risquent de ne plus s’arrêter de jouer et de dépenser. Ces applications intègrent des options d’achat : jetons, fonctionnalités supplémentaires, saut de niveau, etc.

Profitant d’une législation permissive, les concepteurs et exploitants de jeux sociaux ne respectent aucune éthique dans leurs activités. Ils gagnent des millions sur le dos de plusieurs victimes sans se soucier du jeu responsable et équitable. De plus, les opus sociaux ont les mêmes atouts que les jeux de casino en ligne et sont facilement addictifs. Toutefois, les jetons et récompenses collectés par le joueur ne sont pas convertibles en argent, c’est la seule différence avec les jeux de hasard.

Les opérateurs recueillent les fonds des utilisateurs sans leur reverser aucun gain réel. Pour motiver ces derniers, les casinos sociaux leur distribuent des jetons virtuels ou des avantages dans le jeu. Résultat des courses, les ludomanes se comptent par millions et perdent régulièrement des milliers de dollars. En 2020, 6 milliards de dollars sont rentrés dans les caisses d’exploitant et éditeur de jeux sociaux avec la vente de jetons virtuels.

La responsabilité de Facebook dans l’affaire

25 plaignants demandent au tribunal d’ordonner à Facebook d’arrêter toute opération avec les casinos sociaux et les professionnels du secteur. Dans cette affaire, le grief ne s’adresse pas directement à ce réseau social. Ainsi, le défendeur principal est DoubleDown, un opérateur de jeu social. En se basant sur la jurisprudence Big Fish, la partie requérante sollicite la cessation d’activité de DoubleDown, des dommages et intérêts et la restitution des recettes de jeux.

Rappelons que dans le dossier Big Fish, les juges ont considéré les opus sociaux comme des jeux de casino. En effet, les autorités estiment que les jetons virtuels ont des valeurs propres. Les activités de DoubleDown sont donc illégales, car celui-ci ne bénéficie d’aucune licence de jeu. De ce fait, cette firme enfreint la législation sur la concurrence déloyale de la Californie et la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations).

De son côté, Facebook est considéré comme complice de cette opération illicite. Effectivement, ce réseau social reçoit une rémunération sur l’hébergement des titres « free to play » dans sa plateforme, la gestion des paiements et les diverses promotions associées. En échange de ces rétributions, le média social ferme les yeux sur l’agissement frauduleux de DoubleDown. Ce dernier sollicite même la collaboration du groupe Meta pour cibler et marteler de publicité les joueurs les plus dépensiers.