France : les opérateurs réclament la réglementation des casinos en ligne

Les casinos français subissent des pertes significatives à cause des contraintes sanitaires imposées par la Covid19. Ils dévoilent un bilan très décevant de l’année 2021. De surcroît, il apparaît qu’en France, les opérateurs de casinos en ligne illégaux gagnent autant qu’eux, alors qu’ils travaillent dans le respect des règles en vigueur. Les casinotiers demandent alors la […]

En France, les opérateurs exhortent la réglementation des casinos en ligne

Les casinos français subissent des pertes significatives à cause des contraintes sanitaires imposées par la Covid19. Ils dévoilent un bilan très décevant de l’année 2021. De surcroît, il apparaît qu’en France, les opérateurs de casinos en ligne illégaux gagnent autant qu’eux, alors qu’ils travaillent dans le respect des règles en vigueur. Les casinotiers demandent alors la régulation de ce secteur de l’ombre.

Une absence de réaction dangereuse

La législation française garde jusqu’ici le silence concernant les activités illégales de jeux d’argent en ligne. Cette situation cause pourtant du tort certain aux opérateurs terrestres. Ils jugent cette attitude dépassée et déphasée par rapport à celle des voisins européens de la France. Ces derniers souffrent des fermetures et des restrictions apportées par la pandémie. Le syndicat professionnel Casinos de France établit des statistiques peu encourageantes.

En effet, les chiffres montrent une baisse de 41 % du produit brut des jeux (PBJ) en glissement annuel. Le bilan s’élève à 1,08 milliard d’euros pour l’exercice 2020-2021. La dernière fois que cette industrie a enregistré les mêmes résultats remonte aux années 1995-1996. À l’époque, le domaine des jeux d’argent ne comptait que 156 établissements, contre 202 aujourd’hui. Les exploitants des casinos physiques s’inquiètent de ce bilan mitigé. Le directeur de la branche casino du groupe Barrière résume la situation en des termes éloquents. Il déclare que « […] L’exercice 2020-2021 a été très difficile. L’activité a reculé pour la deuxième année consécutive. Notre PBJ est en chute de 58 % par rapport à l’exercice 2018-2019. Le nombre d’entrées a baissé de 63 %. C’est très inquiétant ».

Le gouvernement a octroyé des aides conjoncturelles pour soutenir les entrepreneurs à tenir le coup. Toutefois, cette solution ne suffit clairement pas. Les casinotiers remarquent avec douleur que leur milliard de PBJ équivaut au chiffre d’affaires des casinos virtuels hors-la-loi. L’Association Française des Jeux En Ligne (AFJEL) réclame alors une action de la part des autorités. Cette institution dénonce une « offre illégale pléthorique » et exige une nouvelle régulation du marché des jeux de casino en ligne. Ces sociétés offshores ont largement profité de la période de confinement. Les joueurs se sont tournés vers ces jeux accessibles en ligne, à défaut de pouvoir se rendre dans leurs établissements de jeux d’argent habituels. Les leaders du marché des casinos français comme JOA ou Partouche parlent de concurrence déloyale.

L’émergence d’une demande pressante

Face à cette situation, les opérateurs demandent de revoir la règlementation concernant les jeux d’argent en ligne. De plus en plus de grands noms de l’industrie des jeux de hasard souhaitent ouvrir un site pour pallier les inconvénients des casinos terrestres. Ari Sebag, PDG du domaine de Forges, décrit la conjoncture ainsi : « Aujourd’hui, les casinos français subissent une baisse de fréquentation de 30 à 35 %, qui se retrouve moins dans l’activité, puisqu’on est aux alentours de -15 à -20 %. Car l’essentiel des clients qui ne reviennent pas sont des clients occasionnels, à petit budget de jeu ». La solution la plus rapide et simple réside dans les sites de jeux d’argent, règlementés de façon claire et précise.

Rappelons qu’en France, les casinos en ligne ne sont pas encore autorisés. Pourtant, les sites de paris sportifs et le poker en ligne sont bien légalisés. En Europe, de nombreux pays ont décidé d’instaurer une législation sur les jeux de casino en ligne. Cette mesure permet de mieux encadrer le secteur, mais aussi d’assurer une meilleure protection des joueurs.