Europe : un groupement d’experts pour venir à bout des cyberattaques

Un groupement d’experts pour venir à bout des cyberattaques

Les sites de jeux d’argent en ligne constituent l’une des cibles privilégiées des hackers en tout genre. Voilà pourquoi l’European Gaming and Betting Association (EGBA) a mis sur pied un groupe d’experts. Il joue le rôle de plateforme d’échange d’informations entre opérateurs, notamment sur les nouvelles formes de cyberattaques et les meilleures techniques en termes de cybersécurité.


Les membres de l’EGBA sont présents dans 19 pays. Au total, ils détiennent 234 licences (2020). Il s’agit entre autres de bet365, Betsson Group ou de Flutter.

Une coopération entre opérateurs

Le groupe d’experts mis en place est constitué de membres de l’EGBA, spécialisés en cybersécurité. Ils ont pour tâche de faire circuler les informations entre les opérateurs, dont les attaques identifiées et répertoriées.

De cette manière, les opérateurs membres de l’association seront au taquet. Par exemple, ils seront en mesure d’anticiper les assauts. Les sites de casino pourront également travailler ensemble pour traquer les menaces et les repousser. Grâce à la disponibilité des données, toutes les plateformes affiliées pourront adopter les meilleures pratiques pour se protéger. En somme, les avantages seront à la fois individuels et collectifs.

Le type et l’ampleur de données attendues de la part des membres sont décrits dans le Memorandum of Understanding. Mais on ignore encore de quoi il s’agit exactement.

De surcroît, la participation à ce groupement s’ouvre aux opérateurs qui n’ont pas adhéré à l’EGBA. « Les cybermenaces ont tendance à être transfrontalières par nature, à affecter les opérateurs de la même manière et à constituer une menace commune pour le secteur. C’est pourquoi il est crucial que les opérateurs collaborent plus étroitement pour renforcer les protocoles et procédures de cybersécurité, trouver des solutions communes aux dernières menaces et failles de sécurité, et mettre en œuvre les normes de sécurité les plus élevées » a indiqué Marteen Haijer, secrétaire général de l’EGBA.

Quelles cyberattaques ?

Les cybercriminels redoublent de créativité et d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de partir à l’assaut des plateformes de jeux. Ils sont également très tenaces. En 2019, les membres de l’EGBA ont contourné pas moins de 550 piratages de grande envergure. En 2020, 28 % du trafic total enregistré par l’industrie du jeu en ligne sont du fait de programmes malveillants.

Par ailleurs, ces plateformes subissent des attaques répétées et très intenses durant d’importants événements sportifs. Lors de l’Euro 2021, les cyberattaques ont connu une hausse de 96 % par rapport aux chiffres de la même période pour 2020. De quoi s’inquiéter de l’ampleur du phénomène.

Mais habituellement, les hackers tentent de saturer le trafic des sites de jeu par le biais de faux comptes, afin de les ralentir. De cette façon, le site ne peut plus offrir une expérience fluide en temps réel et perd des membres.

Le phishing est également monnaie courante et touche directement les joueurs. Grâce à des pages de connexion très ressemblantes, les hackers s’emparent des mots de passe afin de récupérer leurs coordonnées bancaires.

Certains cybercriminels s’intéressent surtout aux avantages pécuniaires. Par exemple, ils s’adonnent au price scraping. Ce genre d’attaque permet de prédire plus efficacement le résultat de paris. Parfois, des opérateurs sont à l’origine de telles pratiques. D’autres piratages peuvent prendre la forme de création massive de comptes, pour profiter d’une promotion.