Deux années difficiles en perspective pour les complexes hôteliers de Singapour

Selon le Premier ministre de Singapour, les voyages vers Singapour ne reviendront pas à leur rythme normal avant un bout de temps. Il faudra attendre jusqu’en 2022 pour que le volume touristique atteigne son niveau d’avant la crise sanitaire liée au Covid-19. Pour le Ressorts World Sentosa et le Marina Bay Sands, cette situation est […]

Selon le Premier ministre de Singapour, les voyages vers Singapour ne reviendront pas à leur rythme normal avant un bout de temps. Il faudra attendre jusqu’en 2022 pour que le volume touristique atteigne son niveau d’avant la crise sanitaire liée au Covid-19. Pour le Ressorts World Sentosa et le Marina Bay Sands, cette situation est tout simplement catastrophique.

Les relations internationales vont se compliquer

Lee Hsien Loong dirige le gouvernement de Singapour depuis 2004 et a connu de nombreux problèmes durant ses différents mandats. Toutefois, il a avoué que cette année a été spéciale puisque le problème auquel la cité-État est confrontée est vraiment particulier. Le Premier ministre ne voit aucune reprise rapide possible.

C’est au cours de la réunion de l’APEC ou Asia-Pacific Economic Cooperation que Lee Hsien Loong a évoqué ses perspectives. Dans le meilleur des cas, les voyages touristiques reprendront normalement à la 2ème moitié de l’année 2021. Mais selon toute objectivité, il faudra attendre 2 ans, soit la fin de l’année 2022, pour que tout redevienne comme avant.

Auparavant, il suffisait d’acheter un billet et on montait dans l’avion quelques heures après. Désormais, les voyageurs ont une crainte de la destination, mais également des autres voyageurs. Ils auront alors plus de réticence à partir. Les gouvernements auront également cette peur et devront se battre pour protéger leur population. Dès le moment où un pays compte plus de cas qu’un autre, le niveau de confiance mutuel baissera logiquement et il sera plus difficile de s’ouvrir.

Pour rappel, les participants au sommet de l’APEC étaient les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, le Canada, et bien entendu Singapour.

Depuis le début de cette crise sanitaire, Singapour a signalé 58 143 cas de Covid-19 dans ses frontières. Heureusement, le nombre de décès liés à cette maladie est assez faible puisqu’il n’est que de 28. Pourtant, les centres de contrôle des maladies aux États-Unis ont émis un avis de niveau 3 pour la destination de Singapour, ce qui signifie qu’il s’agit d’une destination à risque de Covid-19 élevé. Tous les voyages non essentiels en direction de Singapour devraient alors être évités.

Une nouvelle autorité de régulation plus stricte

Au début du mois d’avril, le gouvernement a ordonné la fermeture de ces 2 plus grands complexes, le Ressorts World Sentosa et le Marina Bay Sands. C’est le 1er juillet qu’ils ont ensuite pu rouvrir leurs portes. Cependant, le Covid-19 toujours présent, les 2 établissements ont beaucoup de difficultés à afficher un taux de remplissage convenable. Tous les clients voulant entrer dans ces 2 complexes sont obligés de porter un masque et de procéder à un contrôle de température.

Durant le 1er trimestre 2020, les arrivées internationales ont connu une baisse de 43% et les revenus hôteliers ont chuté de 31%. Pourtant, durant cette période, le Covid-19 n’était pas encore à son pic. Les 2 sociétés mères des casinos à Singapour, le Las Vegas Sands et le Genting Group, ont connu des chiffres encore plus catastrophiques durant le 2ème et le 3ème trimestre.

À partir de l’année prochaine, la Singapore Casino Regulatory Authority sera remplacée par la Gambling Regulatory Authority ou GRA. Le nouvel organisme sera mieux équipé dans ses tâches et aura également plus de pouvoir de contrôle des jeux.

Le Las Vegas Sands et le Genting Group ont renouvelé leurs licences d’exploitation jusqu’en 2031. Cependant, l’une des conditions pour ce renouvellement était d’investir 3,3 milliards de dollars dans leurs infrastructures. C’est une mission quasi impossible dans ce contexte de crise sanitaire où les revenus des casinos sont encore très faibles.