Des études démontrent les conséquences du jeu sur les finances et la santé

Des études menées par des scientifiques de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, révèlent de nouvelles données concernant les jeux d’argent. Les résultats des recherches du Dr Naomi Muggleton indiquent que le jeu problématique peut avoir des conséquences sur la santé. Le jeu excessif peut également détériorer les conditions de vie et causer un taux de mortalité […]

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Des études menées par des scientifiques de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, révèlent de nouvelles données concernant les jeux d’argent. Les résultats des recherches du Dr Naomi Muggleton indiquent que le jeu problématique peut avoir des conséquences sur la santé. Le jeu excessif peut également détériorer les conditions de vie et causer un taux de mortalité élevé. L’étude s’est appuyée sur des données financières de 6,5 millions de personnes sur une période de 7 ans.

Les conséquences du jeu excessif sur la base de statistiques

Pour certains, le jeu est un passe-temps et un divertissement. Au Royaume-Uni, les jeux d’argent gagnent du terrain et séduisent un grand nombre d’adeptes. Les comptes de jeux en ligne actifs ont doublé en l’espace de 10 ans : passant de 16 millions en 2008 à 30 millions en 2019. Cependant, le jeu peut devenir rapidement excessif et avoir des impacts sur le plan financier, social et sanitaire pour les joueurs.

Il est courant que des scientifiques s’intéressent aux conséquences du jeu. Cette fois, des chercheurs de la prestigieuse Université d’Oxford se sont penchés sur le sujet. Pour mener ses études, le Dr Naomi Muggleton s’est basé sur des données financières. Les scientifiques ont donc compulsé les transactions bancaires de 6,5 millions de personnes. 40 % de ces personnes s’adonnent à des jeux d’argent. Ces données fournies de manière anonyme proviennent d’une banque britannique et s’étalent sur une période de 7 ans.

Les résultats démontrent que 1 % des joueurs les plus riches ont consacré 58 % de leurs revenus au jeu. Par ailleurs, 1 joueur sur 10 affirme dépenser 8 % de leurs revenus au jeu. En outre, le Dr Naomi Muggleton souligne que le taux de mortalité est plus élevé pour les joueurs, il atteint les 37 %. Le jeu entraîne également une incapacité physique pour certains gamblers.

Des problèmes financiers et de modes de vie

Les scientifiques de l’Université d’Oxford ont démontré que le jeu peut entraîner des problèmes financiers. Les personnes qui pratiquent le jeu à un niveau élevé sont souvent confrontées à des découverts bancaires imprévus. Ils doivent également faire face à des retards sur le paiement de facture, de prêt ou d’une hypothèque.

Le jeu bouleverse également le mode de vie. Les chercheurs ont noté que certaines personnes s’adonnent au jeu à une heure tardive et se réveillent en pleine nuit. À cela s’ajoute l’isolement social.

On note également que les personnes qui dépensent plus pour le jeu investissent moins dans les voyages, les activités sportives et les autres formes de loisirs.

Bien que les recherches du Dr Naomi Muggleton n’incluent pas les paris sportifs, elles représentent une grande avancée dans l’étude des méfaits du jeu. En effet, l’Université d’Oxford ne s’est pas basée sur un échantillon ou sur des auto-déclarations, mais bien sur des données financières.

Face à ces résultats, les chercheurs appellent à l’action. Les organismes de prévention et de lutte contre le jeu problématique proposent que le jeu excessif doit être considéré comme un problème de santé. Ces entités dénoncent d’ailleurs les publicités jugées trop agressives qui pourraient affecter les personnes vulnérables.