Curaçao : une importante réforme sur les licences de jeu en ligne en vue

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Curaçao n’a pas échappé aux lourdes conséquences de la pandémie du Covid-19. La crise sanitaire lui a privé d’une grande partie de ses recettes provenant essentiellement du tourisme. Cette île des Caraïbes a donc été contrainte de se tourner vers les Pays-Bas et a obtenu une aide financière. Cette subvention est octroyée sous condition notamment la mise en place d’un régulateur indépendant pour l’industrie des jeux en ligne.

Une aide financière sous conditions

Curaçao, dans le large de la mer des Caraïbes, fait partie des Antilles Néerlandaises. L’île est très prisée par les touristes pour son architecture atypique et la beauté de ses récifs coralliens. Cependant, étant donné les restrictions de voyage imposées par la crise sanitaire, Curaçao a été privée de ses ressources provenant essentiellement du tourisme.

Dans l’impasse, ce territoire insulaire a obtenu une aide financière des Pays-Bas. Le soutien financier a été alloué en plusieurs tranches au gouvernement. Les deux premiers versements, connus sous le nom de « Country Package » ont été effectués depuis le mois d’avril. Pour la troisième partie de la subvention, les Pays-Bas ont imposé quelques conditions. Celles-ci impliquent quelques réformes notamment au niveau des licences de jeux en ligne.

L’objectif est simple, Curaçao doit acquérir une plus grande résilience sur le plan financier, économique et administratif.

Un nouveau régulateur opérationnel en mars 2021

Pour se conformer aux exigences de son bailleur, Curaçao devra procéder à de nombreuses réformes. Le pays devrait adopter des lois pour la mise en place d’un régulateur indépendant. Ce nouvel organisme devrait ainsi être opérationnel d’ici mars 2021. Le régulateur aura la lourde tâche d’une meilleure application des règles par les titulaires de licence principaux. Selon les informations communiquées, certaines entreprises se font passer pour une entité de régulation et commercialisent des « sous-licences ». Les sociétés « sous-licenciées » ne paient aucune taxe à Curaçao. La nouvelle autorité de régulation des jeux de Curaçao devra rectifier le tir et percevoir des impôts de ces structures.

curaçao egaming

Les détenteurs de licences devront également respecter les lois qui régissent les juridictions dans lesquelles ils opèrent. Entre autres, des opérateurs de jeux de hasard en ligne ne pourront plus accepter des joueurs résidents dans des pays où les jeux d’argent en ligne ne sont pas autorisés. Par exemple, des plateformes de jeux ne pourront plus accueillir des joueurs résidents aux Pays-Bas. Au pire, leur clientèle sera limitée à celle de Curaçao qui ne compte que 160 000 résidents.

Le nouveau régulateur devra également se montrer plus exigeant en matière de blanchiment d’argent. Il devra consentir des efforts dans la prévention de fuites de fonds vers les organisations terroristes.

La tâche s’annonce difficile, le régulateur devra obtenir des résultats d’ici septembre 2021. Si les réformes s’avèrent efficaces, les revenus du gouvernement en matière de jeux d’argent en ligne devraient s’élever à 55,7 millions de dollars.

Ces réformes vont de pair avec celles entamées par les Pays-Bas sur la délivrance des licences de jeu en ligne. La nouvelle règlementation est plus stricte, les licences sont donc réservées aux opérateurs qui font preuve d’une existence légale de 3 ans minimum.