Curaçao abrite près de 12 000 opérateurs douteux, les Pays-Bas répliquent

L’État néerlandais a exigé un changement en profondeur pour les jeux d’argent en ligne de Curaçao. Il a ainsi réagi à la suite du lancement officiel de son marché virtuel et du nombre croissant des fournisseurs illégaux. Le marché des jeux en ligne néerlandais menacé Le 1er octobre 2021, les Pays-Bas ont finalement déployé leur marché […]

12 000 fournisseurs de jeux illégaux opéreraient depuis Curaçao

L’État néerlandais a exigé un changement en profondeur pour les jeux d’argent en ligne de Curaçao. Il a ainsi réagi à la suite du lancement officiel de son marché virtuel et du nombre croissant des fournisseurs illégaux.

Le marché des jeux en ligne néerlandais menacé

Le 1er octobre 2021, les Pays-Bas ont finalement déployé leur marché des jeux en ligne. Cela a pu se produire après plusieurs années de travail acharné de la part des législateurs néerlandais. Revers de la médaille, le pays est désormais la cible des promoteurs étrangers proposant des divertissements clandestins. À présent, les autorités locales s’inquiètent sur les activités controversées d’environ 12 000 fournisseurs originaires de Curaçao.

Sander Dekker, ministre néerlandais de la Protection juridique, a récemment estimé qu’il est grand temps que Curaçao prenne des mesures strictes sur ce sujet. Le gouvernement souhaitait notamment savoir pourquoi ces sites seraient habilités à procurer leurs services aux Pays-Bas, voire au-delà.

En réalité, la plateforme néerlandaise de journalisme « Follow the Money » a dévoilé ces statistiques des opérateurs illicites de Curaçao. L’article a également mentionné que 40 % des offres virtuelles non régulées au monde proviennent de cette île. De son côté, Sander Dekker ne pouvait pas garantir la véracité des chiffres publiés. Cependant, il a souligné le caractère autonome de Curaçao et ses propres règlementations concernant les jeux de hasard. En 2020, les représentants de ce territoire ont d’ores et déjà consenti à mettre de l’ordre dans leur secteur en ligne. À cet effet, ils ont projeté de lutter contre toutes formes de fraudes et d’établir un comité indépendant pour les jeux d’argent.

Curaçao tente de régulariser la situation

Faisant partie du Royaume des Pays-Bas, Curaçao a obtenu son indépendance depuis 2010. À partir de cette date, les Néerlandais n’ont plus joué que le rôle de consultant pour ses affaires internes. Cela dit, ils continuent d’exercer une certaine emprise politique sur cette ancienne colonie avec leurs aides financières. Ainsi, Curaçao a promis de réformer son domaine de jeux d’argent à distance en vue de la 3e tranche d’une subvention pour amortir l’impact économique de la COVID-19.

À titre de rappel, cette petite île des Caraïbes a délivré des licences pour la première fois en 1996. À cette époque, le pays a accordé 4 autorisations principales en faveur de Cyberluck Curaçao, Gaming Curaçao, Curaçao Interactive Licensing et Antillephone. Par conséquent, ces titulaires de permis avaient dorénavant la possibilité d’octroyer des sous-licences aux autres opérateurs prétendants. En outre, ils ont largement facilité le bon déroulement des activités de leurs partenaires avec des logiciels prêts à l’emploi.

Au fil du temps, les allègements fiscaux de Curaçao ont séduit d’innombrables fournisseurs internationaux. D’autant plus qu’ils exploitaient le marché en ligne sans être soumis au contrôle gouvernemental. Toutefois, plusieurs détenteurs de licence à Curaçao prennent leur engagement très au sérieux malgré la profusion des opérateurs malhonnêtes. Dans un communiqué, le ministre néerlandais Sander Dekker a indiqué l’imminence de la réforme des jeux dans cette région vers décembre 2021. « Curaçao élabore actuellement un plan d’action progressif afin de limiter et de mieux règlementer la prestation de jeux d’argent », a-t-il précisé.