Anders Bergman, l’heureux fondateur de QuitGamble

Ancien exploitant de jeux d’argent, Anders Bergman s’est engagé dans une lutte contre la dépendance aux paris. Dans ce but, il œuvre par le biais de tous les supports QuitGamble. D’une certaine manière, sa carrière professionnelle l’a préparé à cette éventualité. Un acteur de l’industrie du jeu reconverti Soucieux du sort des amateurs de jeux […]

Anders Bergman crée QuitGamble pour aider les joueurs problématiques

Ancien exploitant de jeux d’argent, Anders Bergman s’est engagé dans une lutte contre la dépendance aux paris. Dans ce but, il œuvre par le biais de tous les supports QuitGamble. D’une certaine manière, sa carrière professionnelle l’a préparé à cette éventualité.

Un acteur de l’industrie du jeu reconverti

Soucieux du sort des amateurs de jeux d’argent compulsifs, Anders Bergman a créé QuitGamble. En fait, le site web et l’application QuitGamble permettent aux joueurs à risque de partager leur expérience. À travers ces supports, ils peuvent surtout jouir d’un soutien sans faille pour vaincre leur dépendance aux jeux. Des professionnels du milieu les accompagnent tout en prodiguant de précieux conseils.

Pourtant, rien ne prédestinait Anders Bergman à s’attaquer aux cas problématiques. Âgé de 37 ans, ce suédois était de l’autre côté de la barrière auparavant.

En effet, il a figuré parmi les acteurs de l’industrie du jeu pendant un certain temps. Plus précisément, ce trentenaire a exercé dans le domaine des jeux d’argent en ligne à Malte. Son frère l’a convaincu à franchir ce pas. En lui garantissant que c’était amusant et que c’était de surcroit de l’argent facile. Au bout du compte, Anders Bergman s’est vite rendu compte qu’on lui a jeté de la poudre aux yeux.

En 2014, il a inauguré sa propre société de services de jeux d’argent. Ainsi, cet entrepreneur a travaillé sans relâche pendant 4 ans et ses efforts ont visiblement payé.

Contrairement à ce que son frère avait promis, ce n’était pas pour autant de l’argent facile. À dire vrai, ce personnage était constamment en état de stress en évoluant dans ce secteur. Finalement, il a décidé de tirer sa révérence en 2018. L’idée du QuitGamble a alors germé au cours du voyage de retour vers son pays d’origine.

Une noble cause

Dans l’avion pour la Suède, Anders Bergman songeait à son avenir, quand soudain, la voix de la raison l’a interpellé. Son compagnon de voyage lui a suggéré d’aider les individus affectés par les dangers du jeu. Ce qui sonnait comme une évidence à ses yeux. D’autant plus que Bergman a toujours voulu changer le monde. Mais, il ignorait comment s’y prendre jusqu’à ce jour fatidique.

S’armant d’une volonté de fer, cet homme s’est sérieusement penché sur toutes les facettes de la dépendance. Dans cette optique, il s’est beaucoup inspiré du travail de l’écrivain et journaliste Johann Hari. Ce dernier a en effet rédigé plusieurs œuvres relatant l’addiction à la drogue. D’après lui, « l’opposé de la dépendance n’est pas la sobriété, c’est la reconnexion ». Une phrase qui a particulièrement retenu l’attention d’Anders Bergman.

Depuis, ce Suédois soutient que la raison principale de la dépendance est la douleur. Une sorte de mécanisme de défense qui permet aux joueurs vulnérables d’échapper à leur triste réalité.

Selon Bergman, plusieurs facteurs peuvent en être la cause : le stress, la solitude, le manque d’estime de soi ou encore la douleur physique. Par conséquent, il pense pouvoir apporter de l’aide aux joueurs problématiques en détectant la source de leur douleur. De ce fait, QuitGamble prône ce point de vue pour que ses centaines d’abonnés se libèrent de l’addiction aux jeux.